Créateur UGC et influenceur : deux achats différents
La marque qui travaille avec un créateur UGC achète un contenu ; la marque qui travaille avec un influenceur achète une diffusion auprès d’une audience. La loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 définit l’influenceur comme une personne qui mobilise « sa notoriété auprès de son audience » contre rémunération. Un créateur UGC dont la vidéo n’est publiée que par la marque ne remplit pas ce critère a priori ; aucune source officielle ne tranche toutefois ce cas, et un créateur qui publie aussi sur son compte redevient soumis aux règles de l’influence commerciale.
Ce que la marque doit cadrer avec un créateur UGC
- Le brief et le script : accroche, message produit, durée et format vertical.
- La cession de droits : le Code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé soit mentionné distinctement et délimité dans son étendue, sa destination, son lieu et sa durée. Une vidéo cédée pour un usage organique ne peut pas être diffusée en publicité sans que ce droit figure dans le contrat.
- La transparence : la marque qui diffuse la vidéo indique son intention commerciale ; présenter un créateur rémunéré comme un client spontané relève des pratiques réputées trompeuses de l’article L121-4 du Code de la consommation (21°).
Pourquoi les marques font appel à des créateurs UGC
Les vidéos de créateurs UGC alimentent les campagnes social ads en variations créatives, ce qui limite la fatigue créative, et servent de base aux Spark Ads et aux publicités partenaires.
Une marque d’électroménager commande à cinq créateurs UGC une vidéo de 30 secondes chacun montrant son aspirateur dans leur logement. Le contrat cède les droits de diffusion organique et publicitaire en France pendant douze mois, et la marque diffuse les vidéos en publicité sur TikTok et Instagram avec la mention de la collaboration (cas fictif).